Bonne année de cinéma 2010, année internationale de lutte contre les bouffeurs d’espoir

L’homme qui meurt après avoir découvert l’amour et le sens de la vie (Titanic, Blood Diamond, Les infiltrés), Léonardo Di Caprio, et Mark Ruffalo, le plus classe des comédiens américains, ouvrent le bal des grandes attentes le 24 février 2010 avec Shutter Island de Martin Scorsese, l’adaptation du passionnant roman de l’auteur de l’excellent Dennis Lehane, auteur de polars (dont Mystic River) et scénariste de plusieurs épisodes de la série policière The wire. Plongée dans l’univers d’un asile psychiatrique d’où une patiente semble s’être envolée et extraordinaire retournement pour une époque où la théorie du complot est devenue un mode de pensée.

Le convoyeur de Nicolas Boukhrief ouvrait sur un Albert Dupontel convoyeur de fonds gagner 1 200 euros par mois, qui devait 1 400 euros à l’hôtel pour se loger. Le malaise se prolonge avec un nouveau polar, Les gardiens de l’ordre, avec l’excellente Cécile de France et Fred Testot, qui peut faire peur quand il n’est pas cantonné aux rôles de guignol, le 31 mars.

On attend pour le Festival de Cannes le retour d’Abdellatif Kechiche (La graine et le mulet) en observateur du grand retour du refoulé français, le colonialisme et les théories raciales, avec La Vénus noire, plongée dans l’histoire de la Vénus hottentote exhibée comme un animal en son temps aux foules voyeuses.

Enfin, Julie Bertucelli, qui nous a tant fait rêver avec Depuis qu’Otar est parti, l’histoire d’une jeune géorgienne qui écrivait les lettres de son frère décédé pour faire croire à sa grand-mère que tout allait bien en France, revient avec L’arbre, en compagnie de Charlotte Gainsbourg, l’histoire d’une petite fille qui s’imagine que son père continue de s’adresser à elle après sa mort.

Alors bonne année de cinéma en 2010 et n’oubliez pas de vous battre contre tous ceux qui essaient de vous faire peur de vous ou des autres. L’ennemi nous attend dans la plaine embrumée, où nous avons laissé quelques lumières pour tromper sa vigilance car nous nous sommes massés sur les collines pour l’attaquer sur ses flancs. Serrez les rangs, mes fidèles guerriers, l’heure de notre Austerlitz est proche.

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