Yuki et Nina sont-elles des mi-chéries ?

Yuki & Nina

Mi-chéri pourrait être le mot-valise manquant de la langue française pour désigner les jeunes actrices du film d’Hippolyte Girardot et Nobuhiro Suwa. Signifiant littéralement “moitié de chéri” (selon une étymologie qui n’a rien à voir avec celle de mie de pain et de mirage), l’expression, utilisée par ma grand-mère pour désigner les personnes qu’elle aime bien, comme en toute immodestie ses petits-enfants, peut s’utiliser de plusieurs manières : “as-tu fais tes lacets, mi-chéri ?”, “es-tu sot, mi-chéri ?”, “arrête de faire ton intéressant, mi-chéri !”

Yuki et Nina est donc l’histoire de deux mi-chéries parisiennes, qui fuguent ensemble pour fuir les histoires compliquées de leurs adultes de parents séparés ou en voie de l’être, comme la mère (l’excellente Tsuyu Shimizu) de la petite Yuki qui décide de repartir dans son Japon natal, avant de craquer devant la volonté de sa fille de rester en France.

Le film rappelle qu’il est conseillé aux mi-chéri(e)s de faire leurs lacets tout seul, d’aller voir ailleurs s’ils y sont et de faire des bêtises pas trop graves, et Yuki et Nina aurait naturellement dû se terminer lorsque la petite Yuki sort de la forêt de sa fugue pour passer de l’autre côté du miroir et arriver… où au juste ? Eh bien courez-voir le film, et nous gagnerons tous du temps.

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