Filmer Cosi fan tutte aux Pavillons-sous-Bois (8) : Danser avec Mozart

Puisque le meilleur de nous s’appelait Charlie Chaplin, mettre en scène une adaptation de l’opéra le plus mésestimé de Mozart, Cosi fan tutte, c’est revenir aux sources du cinéma, en l’occurrence le muet, qui imposait de raconter un film par l’image en se passant au maximum du texte.

La séquence d’ouverture de l’opéra dure près de quatre minutes. Le film ouvrira comme L’or de leurs corps film à Rosny, dans la cour de récréation du collège, lieu d’apprentissage des méandres de l’amitié, de la séduction et de la rivalité, où les filles se tiennent par la main et les garçons se bousculent pour éprouver leur virilité, dernier lieu d’enfance avant le grand saut dans les préliminaires de l’âge adulte au lycée.

Si le climat nous le permet, nous commencerons à tourner le 18 novembre les scénettes d’ouverture à partir des séquences préparées par les élèves : trois ou quatre garçons faisant successivement la bise à quatre filles assises côte à côte, les garçons jouant au foot avec une balle de tennis avant de se faire gronder par le surveillant, une fille qui deviendra peut-être un garçon, embêtant une plus grande qui reste placide quelque temps avant d’être corrigée, un garçon tyrannisant un autre avant l’arrivée d’un plus fort, etc. Et merci Mozart de nous avoir offert un terrain aussi fertile au jeu d’acteur et à la rencontre de la trivialité et de la très grande culture.

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