La femme d’un autre

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Chacun vit davantage d’histoires d’amour platoniques que réelles.

La femme d’un autre est l’une de ces histoires.

Elle reçoit un énorme bouquet de roses, remercie son ex alors qu’elles viennent d’un malheureux soupirant.

Elle raconte son histoire à un confident qui la jette dans les bras du soupirant. Mais soupire bien qui soupirera le dernier.

Film écrit et réalisé par Mathieu Tuffreau

Avec Kahina Karina et Pierre Richy

2007

La femme d’un autre démarre sur un schéma classique. Elle, Isa, c’est-à-dire “elle est” en latin, LA femme, aime un homme qui ne l’aime plus, en délaisse un autre qui lui fait la cour de façon assidue et romantique. Mais comme d’habitude, la vie bousille tous les scénarios qu’on échafaude.

Au début, elle est montrée entreprenante et sûre d’elle, puis la protection s’effrite : elle oublie le digicode (nous sommes entrés dans la civilisation du code), prend les fleurs sans lire le mot, s’effondre en larmes, etc.

La deuxième partie du film est la véritable entrée en scène de son interlocuteur. L’interlocuteur d’Isa a clairement arrangé son histoire dans son dos, et est tout heureux de voir que son plan fonctionne, même s’il doit payer de sa personne. C’est lui l’homme battu, l’arroseur arrosé, vieille figure du cinéma.

Finalement, il reste seul alors qu’elle monte voir un homme dont rien ne dit qu’elle l’aime. C’est l’amoureux qui reste dans l’ombre, comme Cyrano de Bergerac dans la pièce de Rostand (et le beau film de Rappeneau) ou David (Sami Frey) à la fin de César et Rosalie. C’est à la fois un geste désintéressé – faire son bonheur à elle sans en tirer profit-  et lâche – ne pas avouer son amour. Bref, c’est complexe comme la vie !

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