Jimmy Rivière de Teddy Lussi-Modeste : le corps du Gouix

En cette semaine de la boxe avec deux fictions et un documentaire, nous avons la chance d’honorer l’émergence d’un grand comédien, Guillaume Gouix, dont la gueule peu banale lui avait jusqu’à présent permis d’être repéré dans L’ennemi intime ou Belle épine (il est attendu dans le périple parisien de Woody Allen).

Le premier film de Teddy Lussi-Modeste en fait un gitan grenoblois, petite frappe en quête d’absolu, tenté par le Christ et les paraboles enflammées d’un pasteur disons peu orthodoxe (Serge Riaboukine). Une fois baptisé, il hésite entre les tentations du corps (son sexe en érection devant chaque passage de Hafsia Herzi) et sa volonté de cogner pour le plaisir ou pour la vie (Béatrice Dalle lui propose un combat de boxe professionnel).

La dialectique un peu binaire du film (le corps ou le Christ) ne doit pas détourner de ce film puissant qui porte une foi dans les sortilèges et la puissance du cinéma trop rare en France pour être négligée. Le corps ou le Christ ? Non, le Gouix, cogneur, emboucheur, gueuleur, lécheur, et vogue le cinéma.


JIMMY RIVIÈRE : BANDE-ANNONCE par baryla

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