Jazzmix à New-York d’Olivier Taieb : orgasme de la fusion juive et noire

Par quel miracle des juifs se sont-ils acoquinés avec des noirs (et vice-versa) pour créer cette merveille qu’est le jazz (la plus grande invention américaine avec le western selon Clint Eastwood) new-yorkais, métissage de la musique des descendants des juifs d’Europe centrale qui fuyaient les pogroms et de la musique des descendants des esclaves noirs américains ?

Olivier Taieb a filmé pour Jazzmix in New York un portrait de la Grosse pomme par ses groupes, ses clubs de jazz et ses quartiers, du très bobo Tribeca au Harlem post-canaille et son Hip Hop Cultural Center. La clarinettiste Anat Cohen côtoie majestueusement le slam de Baba Israel, MC Stimulus réplique au jazz fusion de Chris Dave, le classicisme d’Ambrose Akinmusire Stet (devant lequel mon fils a mangé sa première purée de carottes), les vocalises de Theo Bleckmann envoûtent Greenwich Village, le tout étant conclu brillamment par le trio Nasheet Waits, Eric McPherson et Abraham Burton.

Puisqu’on ne peut pas, nous disait Truffaut, faire l’amour toute la journée, on peut faire de la musique et emboucher des instruments à vent et à peau. Olivier Taieb nous rappelle que le XXIe siècle appartiendra définitivement à ceux qui fusionneront et métisseront pour contrer la peur du repli sur soi.

Jazzmix in New York d’Olivier Taieb, tous les jours à 18 heures 25 au Melville à Rouen, dimanche 6 mars à l’Escurial, 11 heures à Paris.

JazzMix / Bande Annonce

envoyé par LE-PETIT-BULLETIN. – Regardez des web séries et des films.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *