(Io sono l’)Amore de Luca Guadagnino : dans ta bouche

Amore

Comment partir à la conquête d’une bouche ? Sur un scénario un peu cruche et aux accents de réchauffé (une grande bourgeoise milanaise tombe amoureuse du cuisinier ami de son fils), Luca Guadagnino a bâti un film beau comme un musée de sensations.

Io sono l’Amore (Je suis l’Amour) est placé sous le double signe de Visconti pour sa famille décadente italienne, qui rassemble quelques pépites de l’âge d’or de son cinéma (Gabriele Ferzetti de L’avventura et Il était une fois dans l’ouest), du cinéma tout court (Marisa Berenson de Barry Lyndon) et du théâtre contemporain italien (le grand dramaturge Pippo Delbono), ainsi que de l’érotisme panthéiste de Lady Chatterley (version Pascale Ferran).

Dans cette grande famille préoccupée par la transmission de l’usine de textiles du grand-père, Emma sortie de chez Flaubert trompe son ennui de son mari Tancredi sorti du Guépard avec le cuisinier ami/rival de son fils. Le barbu l’embouche en son restaurant autour d’un plat d’écrevisse qui jette son filet sur la belle Tilda Swinton, toujours aussi envoûtante qu’à l’époque de Caravage, film underground culte de Derek Jarman (mais dont il n’est pas interdit de rire de certains excès).

Préfère, mon enfant, tes sens à la triste existence de ceux qui passent leur vie à compter leurs maisons, filme Luca Guadagnino, homme de la mise en bouche et du plaisir sensuel offert par la caméra.

AMORE : BANDE-ANNONCE HD VOST

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