La disparition d’Alice Creed : de la peur qu’il faut avoir pour se secouer

La Disparition d'Alice Creed

On ne met pas sa caméra dans un micro-onde car ça ne signifie rien. J. Blaketon le fait, mais il montre aussi qu’il connaît son affaire avec La disparition d’Alice Creed, surtout porté par son trio d’acteur d’un film fantôme, avec le vrai roux Eddie Marsan (l’animateur d’auto-école neurasthénique de Be Happy), et surtout la belle Gemma Arterton bien sûr. Elle a récemment sauvé le Prince de Perse, et l’année 2010 est plutôt savoureuse pour elle avec un film de Stephen Frears qui sort la semaine prochaine.

Les polars qui sortent pendant l’été sont nécessairement construits autour d’un retournement de dernière minute, donc nous n’en dirons pas plus sur cette histoire de fille de la bourgeoisie anglaise kidnappée par deux prolos qui ont fait de la prison ensemble et rêvent de millions de livres.

Ca sent bon le jeu du maître et de l’esclave, le jeune kidnappeur est un peu naïf, mais c’est surtout Gemma Arterton qui remporte haut la palme. Se débattant, furieuse, hurlante, nue et aguicheuse, pleurante, mordante, elle mène son chemin entre ses ravisseurs, jonglant d’un sourire à un mensonge. Quel degré de souffrance faut-il atteindre pour se dire qu’on a droit au bonheur, semble demander cette disparition plus maline qu’elle n’en a l’air ?

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