Etat du court-métrage à Pantin (2) : rêver peut-être, et après ?

La Baie du renard

A quoi rêvent les gens dans le métro parisien ? Madame Bovary rêvait de vivre en pagne sur une île déserte avec un prince charmant. Le plus célèbre chauffeur de taxi de l’histoire de cinéma rêvait de devenir quelqu’un de célèbre. Tony Montana était prêt à tuer père et mère pour sortir les mains de la graisse et les couvrir d’or. Puisque la narration classique du cinéma est basée sur le fait que A veut désespérément B (argent, amour, gloire, vengeance, etc.) et que C (destin, guerre, maladie, etc.) fera tout pour l’en empêcher, ce n’est pas pour rien que le cinéma a pris le surnom d’usine à rêves.

Un cycle de court-métrages du Festival Côté Court de Pantin présente les lieux où se terminent ou commencent les rêves. La baie du renard (photo) réalisé par le comédien Grégoire Colin (La vie rêvée des anges, 35 rhums, Sex is comedy) filme un adolescent de la région de Marseille qui rêve de meurtres sur des bobos en goguette sur un yacht.

La passagère de Florent Darmon montre crûment la misère du travail des prostituées de l’est dans la campagne française, le ballet des voitures des hommes et des voyeurs, la brièveté et la monotonie des rapports sexuels, etc.

Le très beau film d’Antoine Parouty, Des rêves pour l’hiver, suit la formation, les aventures et les répétitions d’un groupe de Hardcore en pleine campagne. Teen, un adolescent beau comme un camion, quitte sa mère avec laquelle il ne s’entend plus, erre dans la campagne et forme un groupe de rock avec quelques amis. Il règne dans cette histoire d’adolescents qui tentent de donner une forme à leurs rêves en faisant le choix de l’autogestion un air d’utopie à portée de main.

La série repassera au Ciné 104 le lundi 14 juin à 19 heures et le jeudi 17 juin à 21 heures.

Festival Côté Court de Pantin

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