Prince of Persia de Mike Newell : 1 mariage et 4 enterrements

Prince of Persia : les sables du temps

Il y a deux types de films hollywoodiens. Le premier, produit par des hommes qui n’aiment pas les femmes, présente des potiches gloussantes, propices à exciter les mâles qui insultent les femmes dans la rue, et ne connaîtront jamais d’autre joie qu’onaniste. Le second est fait avec des femmes en chair et en os, qui font des phrases, s’affirment face aux hommes en se moquant de leur vanité, font des blagues, luttent pour leur vie et celle de leurs proches, comme Gemma Arterton dans Prince of Persia de Mike Newell.

Il ne faut pas être trop exigeant, Hollywood ayant surtout créé des héros masculins, et le Prince en question est Jake Gyllenhaal (l’un des cow-boys amoureux du Secret de Brokeback Mountain) pris de matrixette, qui saute et voltige sur les toits d’une ville perse imaginaire de l’ère pré-islamisque. La redécouverte des sortilèges de l’Orient est sans doute la meilleure nouvelle qui soit issue du fiasco de l’armée américaine en Irak en 2003. En attendant que l’industrie du rêve filme les peuples de cette région comme des êtres humains, il faudra considérer la rédemption de l’Amérique comme la seconde bonne nouvelle. Prince of Persia nous en offre une de taille, avec les remords d’un prince qui s’en veut d’avoir envahi une ville sainte et cherche dans les voyages dans le temps offerts par une dague magique le meilleur moyen de réparer ses crimes.

Et puis nous admirons tellement dans ce blog ces grands gamins de cinéastes qui rejouent sur la toile leurs joies et leurs peines que nous souhaiterons bonne route à ce Prince de Perse où Mike Newell rejoue son plus gros succès, 4 mariages et 1 enterrement, comme dans un miroir perse où tout serait inversé sauf la malice britannique et le parti de la joie.

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