Huit fois debout : survivre sa vie par Xabi Molia

Huit fois debout

Il y a la belle belle Julie Gayet filmée comme une promesse tenue par un très bon romancier, Xabi Molia, qui donne une forme longue à son court, S’éloigner du rivage, qui lorgnait vers les Dardenne là où le long attrape le bus de Little Miss Sunshine avec son air de comédie triste.

Il y a aussi Denis Podalydès en formidable voisin de palier qui porte un prénom que je connais bien, Mathieu, et qui est aussi peu fait pour la vie qu’elle. Les deux plantent leurs entretiens et galèrent dans les environs de Caen, c’est raconté en chapitres de vie comme un Godard qui aurait de l’humour.

Il y a aussi l’excellent chef opérateur Maritn de Chabaneix à l’image (un type formidable, du genre qui vous donne le numéro de Pierre Carlier, un non moins formidable ingénieur du son, bien qu’il porte des lunettes étranges), c’est produit par Christie Molia qui vous a appelé gênée un soir d’automne alors que vous marchiez Boulevard Saint-Germain pour vous dire que le scénario que vous lui avez confié a donné lieu à un retour catastrophé de la part d’une lectrice de France Télévision, qui a écrit une note où elle affirme qu’elle n’a jamais rien lu d’aussi nul et vulgaire (elle avait raison).

On y voit même dans le rôle d’un manager de centre commercial, l’excellent comédien Cédric Zimmerlin, que l’on finira bien par croiser toute notre vie : à vingt ans en khâgne à Nantes, à vingt-trois ans en béquilles pour une sombre histoire de coeur aux Subsistances de Lyon pour Mnouchkine (voir blog ci-dessous), à trente ans à Paris lorsque Douce Mirabaud qui vient jouer dans votre court-métrage vous transmet le bonjour de Cédric qu’elle vient de voir dans le métro, ou en terrasse à Côté Canal (le patron est un type formidable, Kabyle) où vous buvez votre café avec Fabien Leca. C’est ça avec les films de pote, c’est l’étincelle et puis c’est tout.

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