In the air : l’atterrissage

In the Air

On ne sait plus très bien avec George Clooney ce qui tient de la publicité pour le café ou du cinéma, mais sans doute In the air est-il suffisamment triste pour être un film sur l’histoire de cette génération arrogante et cynique qui a passé les années 2000 à vanter l’ultra-libéralisme, et les deux dernières années à mendier des aides d’Etat.

George Clooney, licencieur professionnel, rêve d’être la star des voyageurs du ciel, une sorte de champion des airs qui donnerait son nom à un avion et disposerait d’une ligne de téléphone personnelle chez American Airline. Alors il vole le Clooney au-dessus d’une Amérique que l’on n’avait jamais vue aussi obsédée par la géométrie, et tombe amoureux de son alter-ego, l’ange des Infiltrés de Scorsese, Vera Farmiga, qui évidemment lui donne envie de changer de vie, comme le binôme professionnel qu’on lui jette dans les bras pour la former.

In the air est trop moraliste pour être une grande comédie romantique à la Billy Wilder (qui filmait des morales immorales), mais il est suffisamment triste pour filmer de manière inédite le Nouveau monde, empêtré dans ses guerres et ses crises, que l’on n’avait jamais senti aussi seul et vieux.

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