La loi de la jungle de Antonin Peretjatko : à quoi sert un sein ?

A attirer le regard du bipède priapique qui dut trouver un autre objet de contemplation que les fesses à mesure que la dame prit de la hauteur à la suite de leur évolution. C’est du moins le point de vue très sérieux défendu cette semaine par un documentaire Secrètes rondeurs diffusé sur la très sérieuse Arte et Antonin Peretjatko ajoute simplement une série d’admirateurs à poitrine à et peau à la Pons : chenilles, papillons, fonctionnaires français égarés en Guyane (Matthieu Amalric), stagiaire éternel et corvéable (Vincent Macaigne) retrouvant le goût d’une femme…

Antonin Peretjatko, homme-cinéma de Laurel à Hardy à Chris Marker (“Y aura-t-il une dernière lettre ?”) et de Brazil à L’homme de Rio et les films de kung-fu de la Shaw Brother, mélange dans son chaudron Mozart, la création d’un parc d’attraction de ski en Guyane, un responsable d’audit raciste, des ministères à bout de souffle chassé par le chant funèbre des multinationales et des guérilleros sponsorisés et la flore enchanteresse de Guyane. On aimerait ne voir qu’elle entre deux torsions de corps de Vincent Macaigne transformé en reptile boueux et la belle Vimala Pons en sirène de la jungle offrant un haut numéro d’érotomane captivée par un aphrodisiaque.

L’art de la jongle est un spectacle éprouvant où l’on finit par guetter la chute plutôt que goûter le paysage. “Go, go, go” disent si souvent les personnages des films de Cameron. La loi de la jungle se traverse comme l’époque à toute allure pour le plaisir du collage et de l’errance, Trois petits chats, chats chats, chapeaux de paille, etc. C’est fou ce qu’emporte un sein.

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