Folle Journée de Nantes 2016 : travailler de concert avec la Nature

Volupté : pour les coeurs libres, librement et innocemment, le bonheur champêtre de la terre, tout le trop-plein de reconnaissance de tout avenir dans le maintenant”.
L’appel du Zarathoustra de Nietzsche trouve un écho dans la programmation de la Folle journée de Nantes 2016 consacrée à la nature, de son exaltation (Les quatre éléments, sélection d’oeuvres de Debussy, Liszt, de Falla… par la pianiste nippone Etsuko Hirosé, Iddo Bar-Shaï interprétant les oeuvres de Couperin) à son imitation ((Johnny Rasse et Jean Boucault chanteurs d’oiseaux avec la pianiste Shani Diluka et la violoniste Geneviève Laurenceau), la nature comme source d’inspiration (Le programme coquin Histoires d’eaux par Anne Queffélec sur des oeuvres de Debussy, Ravel et Liszt), de contemplation et de compositions géométriques à la suite du changement de perspective ouvert de Copernic à Kepler et Galilée (des oeuvres de Schubert par Shani Diluka en écho de son dernier disque Des fragments aux étoiles à Philip Glass et qui se chargera de l’hommage ou du clin d’oeil au pantagruélique Pierre Boulez).

“Travaillons de concert avec la nature” donc comme nous y encourage Rousseau dans Emile ou de l’éducation, ce qui ne rend pas plus intelligent que les autres, mais présente le mérite de rendre la terre fréquentable pour les générations suivantes. La Folle Journée nantaise change de directrice générale avec l’arrivée de Joëlle Kerivin à la suite de Michèle Guillossou, femme généreuse et de grande culture qui m’accueillit en cette auguste maison voici près de vingt ans “quand dans ma vie il faisait froid” (Brassens pour les nuls). Où il semble naturel de clore ces lignes par une missive d’amour : “Jamais je n’admire la couleur d’une rose/Sans que mon âme prenne son élan vers ta joue” (John Keats, La mer de ma vie…)

Folle Journée de Nantes La Nature, du 3 au 7 février 2015

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *