Voir Le voyage d’Arlo de Peter Sohn entre hommes : le meilleur ami du dinosaure

A l’heure où certains voudraient réduire le monde à une seule culture ou voie, quitte à détruire les autres et se condamner à “vivre sous un étouffoir” (Paul Veyne, Palmyre, l’irremplaçable trésor), il est toujours plaisant de se plonger en uchronie en réécrivant le passé pour mieux lire le monde contemporain. Le voyage d’Arlo raconte une histoire d’amitié entre un dinosaure qui aurait donc échappé à la fameuse météorite accusée d’être responsable de l’espèce, laquelle est déjà engagée sur la voie de l’agriculture, et un petit homme aussi avancé sur l’échelle de l’évolution qu’un caniche.

Le récit initiatique des deux comparses condamnés à vivre ensemble mais fatalement dans deux familles différentes a provoqué des torrents de larme chez la petite fille qui occupait le siège derrière moi et effrayé mon fils surtout lorsque d’affreux ptérodactyles menaçaient le placide diplodocus qui mène la danse avec son caniche-petit-homme. Peter Sohn et ses équipes ont l’intelligence de filmer l’homme comme le seul ami possible du dinosaure qui sans lui serait oublié, et l’homme “roseau fragile” qui doit sa chance à une succession d’heureux hasards dont chacun est libre de penser qu’ils dépendent d’un habile horloger, mais sans emmerder celles et ceux qui s’en passent.

 

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