21 nuits avec Pattie des frères Larrieu : l’étrange fête du pénis

J’éprouve de plus en plus d’ennui à la compagnie des hommes qui n’ont pas le goût de la vulve et du clitoris à l’exception bien sûr des individus qui penchent du côté de la verge, qui d’avoir été considérés comme pervers durant de nombreux siècles, et ce n’est pas fini dans certains cercles, font souvent preuve d’une créativité extraordinaire. Quelle surprise de voir encore aujourd’hui dans 21 nuits avec Pattie des femmes s’extasier sur l’organe durant près de deux heures en réduisant leur mont de vénus à une béance. Une parisienne coincée (Isabelle Carré) vient enterrer sa mère (interprétée par la chorégraphe Mathilde Monnier, directrice du CND de Pantin) en pays occitan. Le corps disparaît. Pattie (Karin Viard), la meilleure amie de sa mère, accompagne l’urbaine un peu cruche en lui débitant toutes ses histoires croustillantes avec les tenants de l’organe des environs.

Les comédiens s’amusent dans cette variation sur le bonheur dans le pré, de Karin Viard à réciter des gauloiseries à Denis Lavant en bûcheron priapique. Pattie décline toutes les manières dont une femme peut s’extasier d’un pénis sans jamais parler du soin attendu de sa vulve. Le bonheur final de la peine-à-jouir, réduit au plaisir de prendre en main et en soi un bel organe, semble bien peu réaliste à qui soulève la question de la complexité du désir féminin. Heureux qui conclut le dialogue amoureux d’un “bonjour belle vulve, prendrez-vous bouche ?”.

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