Cycle Audrey Hepburn : tomber amoureux de l’actrice

Ariane - Gary Cooper et Audrey Hepburn

Billy Wilder, qui a réalisé deux beaux films avec la comédienne, racontait que dans la vie, celle-ci était une belle personne, mais que quand elle se trouvait au milieu d’un plateau de cinéma, sous les projecteurs, tout le monde tombait amoureux de Miss Audrey Hepburn. Le cycle offert par l’Action Ecoles à cette immense comédienne permet de revenir sur quelques chef-d’oeuvres qui ont jalonné sa carrière.

Honneur aux débuts avec Billy Wilder, Sabrina raconte l’histoire d’une jeune femme de milieu modeste, amoureuse du fils (William Holden) du patron de son père, qui la trompe. Trahie au cours d’une fête, elle se réfugie dans un garage, fait tourner le moteur de toutes les voitures et se laisse endormir dans la fumée des pots d’échappement, jusqu’à ce qu’elle soit sauvée par Humphrey Bogart. Bogey n’a pas été agréable avec Audrey Hepburn pendant le tournage car il voulait imposer sa femme Lauren Bacall dans son rôle, mais Billy Wilder a tenu bon. Et s’il est difficile de croire en l’amour des deux personnages dans de telles conditions, du moins le spectateur se laisse éblouir par le moindre battement de cils de Mademoiselle Hepburn.

Le second film de Billy Wilder avec l’actrice, Ariane (Love in the afternoon, photo), a le charme des films américains tournés à Paris par de vrais francophiles. Audrey Hepburn, fille d’un détective (inspiratrice du Doinel de Baisers volés ?) interprété par Maurice Chevalier, apprend en espionnant son père qu’un homme menace de tuer un playboy américain (Gary Cooper) de passage à Paris. Elle court au Ritz se jeter dans les bras du cowboy, ce qui détrompe le mari. Le génie de Billy Wilder se remarque particulièrement dans une scène où le comédien s’enivre dans sa chambre en écoutant un disque dans lequel Audrey Hepburn raconte des amourettes imaginaires, alors qu’un groupe de musiciens tziganes le suit au fur et à mesure qu’il tombe amoureux de la jeune femme.

Charade est une comédie sophistiquée de Stanley Donen avec Cary Grant où l’actrice a de nouveau l’air plus française que la plupart des comédiennes de ce pays, sur fond de règlements de comptes à l’issue de la seconde guerre mondiale.

Vacances romaines de William Wyler, avec Gregory Peck, pour lequel elle fut Oscarisée en 1954, évoque l’amour sur un Vespa entre une princesse et un journaliste dans Rome.

Diamants sur canapé de Blake Edwards est presque une déclaration d’amour à la belle sur fond d’amour des diamants, où elle interprète la chanson immortalisée Moon River de Mancini.

Le seul regret provient de l’absence, dans la rétrospective, de My fair lady, où Mademoiselle Hepburn, roturière infiltrée dans la haute société britannique, se fendait d’un “Move your bloody ass” sonore lors d’une course de chevaux. Audrey Hepburn, où la seule comédienne qui faisait fondre même en étant vulgaire.

Action Ecoles, 23 rue des Ecoles, Paris, 08 92 68 05 98 – 01 43 25 72 07, Métro Maubert-Mutalité

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