Une nuit à New-York : stratégie pour oublier son ex

Une nuit à New York - Kat Dennings et Michael CeraVous cherchez à oublier votre ex-petit(e)-ami(e), mais toutes les personnes présentées par votre entourage vous laissent indifférentes ? Une Nuit à New-York de Peter Sollett est fait pour vous.

On y suit les aventures rocambolesques d’une bande de lycéens banlieusards en virée à New York. Michael Cera (Juno, Supergrave), flanqué des co-musiciens gays de son groupe de rock, est approché par une belle ténébreuse, Kat Dennings, qui veut prouver à sa meilleure amie (la Lolita exhibitionniste de Broken flowers de Jim Jarmush) qu’elle a un copain. Or celle-ci n’est autre que l’ex que le jeune homme ne parvient pas à oublier.

C’est sur cette intrigue aussi mince qu’un SMS que le réalisateur bâtit l’un des films les plus annonciateurs du printemps, avec sa tournée de tous les oiseaux de nuit de New York, du musicien Devandra Banhart croisé chez l’épicier aux plus extravagants clubs rock et transformistes. Michael Cera promène sa tête d’ahuri dans les rues de la Grosse Pomme, et apprend à regarder le beau visage de la jeune femme qui le dévore des yeux, mais sait aussi l’envoyer promener lorsqu’il s’appesantit trop sur son ancienne petite amie. Et ce sont les amis gays du héros qui poussent la jeune femme à passer au modèle adulte de soutien-gorge pour conquérir le jeune empoté.

Une nuit à New York raconte finalement l’apprentissage d’un homme à la symbolique féminine. Et puisqu’il faut être deux pour danser le tango, le spectateur qui a la chance d’assister à l’enregistrement, dans un célèbre studio de musique, du premier orgasme clitoridien de Kat Dennings, n’a pas perdu son temps.

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