It follows de David Robert Mitchell : la malédiction sur le sexe

La jeune Jay (Malika Monroe) apprend de son premier partenaire sexuel qu’il l’a contaminé d’une bien étrange manière : elle sera désormais poursuivie par des personnes qu’elle est la seule à voir, et qui en veulent à sa vie. Sa “chance” de survie provient du fait que ses agresseurs marchent, et qu’elle peut s’enfuir en courant ou en voiture jusqu’à leur prochaine apparition.

Le jeune cinéaste maîtrise les codes du film d’horreur appris chez Carpenter, Cronenberg et Polanski : scream and run, crie et cours. Une armée de zombie poursuit l’héroïne post-années sida, persuadée comme ses compagnons qu’une malédiction plane sur le sexe. L’intelligence du film est bien entendu que le ça du titre “ça suit” fait référence à la violence de la pulsion qui “pousse au cul” comme le veut l’expression populaire, et que cette pulsion ne résout ni le désir ni l’amour comme s’en rendent compte les héros à la fin du film après leur première relation sexuelle, finalement pas si différents après qu’avant, simplement devenus adultes et obligés d’être responsables du réel.

 

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