L’homme qu’on aimait trop de Téchiné : une femme, sa mère et son homme ravages

L’Homme qu’on aimait trop soulève un cas de conscience à Cinéma dans la lune qui interdit de traiter les biopics à moins que le film ne traite d’une partie de la vie des protagonistes et qu’il n’y ait pas de volonté de mimétisme entre les personnages réels et fictifs.

La longue partie du procès de l’affaire Le Roux entrant dans le champ des interdictions, ne pourra pas être traitée dans ces lignes, pas plus que dans l’anthologie des procès au cinéma en raison de son manque de mise en scène. Il reste le panache du boy meets girl entre un avocat niçois ambitieux (Guillaume Canet) et une héritière (Adèle Haenel) qui échappe aux tentacules de sa mère pour tomber dans celles du belître séducteur et manipulateur. Il s’acoquine avec la mafia qui voit dans l’union entre les jeunes gens un moyen de s’emparer du casino tenu de manière maternelle par une femme courageuse (Catherine Deneuve), mère d’Agnès Le Roux.

L’homme qu’on aimait trop vaut surtout pour la personnification du ravage causé par un homme paranoïaque et obsédé par l’argent sur une femmes amoureuse. Adèle Haenel, pieuvre pour Céline Sciamma, se transforme en appât manipulé par des hommes impitoyables, oeil torve, torrent de larmes et appel au secours. Téchiné surligne maladroitement que la jeune femme étouffait sous une mère-pieuvre alors que l’envie de jouer de sa comédienne soulève son banal film de procès en morsure de ceux qui rêvent de faire durer l’amour.

 

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