Folle Journée 2013 (4) : Boléro par O. Lamoureux : qui meurt au coup de cymbale ?

De Lamoureux à Lamoureux, il n’y a que quelques pas. Voici le Boléro, qui déclencha l’effroi d’une auditrice (“au fou)” lors de sa création par l’orchestre Lamoureux en 1930, et l’approbation de son compositeur Maurice Ravel : “en voilà une qui a compris”.

Il s’agit forcément avec le Boléro de se demander qui va mourir au coup de cymbale d’un air entêtant joué 169 fois de suite, comme dans L’homme qui en savait trop où le cri de Doris Day déconcentrait l’homme qui voulait tuer celui qui voulait sauver la paix. Après une Havanaise de Saint-Saëns pour le plaisir d’écouter le violoniste David Grimal assurer le spectacle et un détour par Chausson, le chef d’orchestre Fayçal Karoui se déhanche comme une rock star dans une Valse de Ravel d’anthologie, puis lance le climax.

Les percussions entrent en jeu, la flûte traversière donne le la, la musique répétitive naît en portant le désir de sauvagerie de la musique contemporaine. Fayçal Karoui assure le spectacle car il sait que la fête de papa est finie et que le spectateur vient au concert pour jouir et mourir. L’Orchestre bisse avec l’Ouverture de Carmen de Bizet bien sûr, par laquelle tout a commencé. Ainsi soit-il.

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