The raid de Gareth Evans : jeu de massacre à Jakarta

The Raid : photoDu cinéma grand-guignol bien sûr, devant lequel la mâle assistance retourne dans la chambre chaude de l’enfance en applaudissant, hurlant de rire et de joie devant le courageux policier qui défait à mains nues quatre truands armés de machette, nous venge de toutes nos lâchetés, et nous offre notre quart d’heure de violence virtuelle.

Malgré un scénario bis (une équipe de policiers d’élite donne l’assaut à un immeuble pour kidnapper le chef de la mafia), le kitsch de certaines situations est tempéré par l’exotisme du décor et des personnages (Jakarta, Indonésie, pays peu représenté dans le cinéma diffusé en France, l’ouverture du film sur la prière d’un policier musulman). The raid épuise la possibilité pour un corps de se plier et de se relever. Il faut bien parler de joie au bout de chaque effort des policiers submergés par les truands chargés de leur faire la peau dans un huis-clos étouffant. La percée d’un plafond, la découverte d’une cachette ou le vol plané des corps prennent des dimensions mythologiques. Comme dans le cinéma de Jacques Demy, une telle éthique de la joie et une recherche de l’épuisement des possibilités du corps nous mènent aux cimes cinématographiques.

THE RAID : BANDE-ANNONCE VOST HD par baryla

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