Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (31) : A ma mère

“Il faut toujours finir qu’est-ce qu’on a commencé” disait Fritz Lang dans Le mépris, alors pourquoi pas nous ? Et puis c’était une scène importante à nos yeux puisqu’il s’agissait cette année de reprendre le chemin du collège au moment où ma mère prenait sa retraite de l’Education Nationale, et puis Yves Ansel qui fut mon enseignant de français en 3e et 4e publie prochainement Albert Camus, totem et tabou qui apporte toutes les réponses aux godelureaux qui m’écrivent régulièrement pour me dire que je n’ai rien compris au Prix Nobel, alors Champagne !

La comédienne Sophie Lafaille a gentiment repris le chemin de l’école pour interpréter la conseillère d’orientation de notre héroïne. La route m’a récemment fait croiser le sympathique Stéphan Castang venu présenter Jeunesses françaises au Festival Côté Court, où l’on voit des jeunes gens dans un dispositif Photomaton répondre à un conseiller d’orientation qui leur rappelle la loi du jeu social et appuie sur leurs illusions. Il m’eût été bien difficile d’aller dans une telle voie vu ma filiation et puis il s’agissait surtout d’écouter la jeune Emily raconter la route qu’elle a tracée grâce à ses parents et ses enseignants, de filmer la confiance qu’elle a prise dans mon beau film biscornu et puis le rideau s’approche, alors snif, snif, raconte Modesta, raconte.

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