Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (25) : Heureux qui comme Ulysse

Les tournages ne se passent pas toujours mal, et au gré d’un temps climat, du talent d’un chef-opérateur (Jean-Baptiste Gerthoffert), d’une comédienne (Emily) qui a quelque chose de la jeune Sandrine Bonnaire, de l’appui technique d’Arnauld Ménager et de la générosité du Président du Club Ourcq Can’Ohé Club Sevranais, Pascal Mauny, on réussit à boucler la dernière scène du film (qui n’est pas la dernière du tournage) en deux heures.

Bien sûr, j’ai oublié deux ou trois plans mineurs qui m’amèneront à retourner avec joie sur les lieux en espérant des conditions climatiques similaires pour des questions de raccord, mais il est difficile de garder toute sa tête en étant réalisateur, producteur, régisseur, son propre assistant, celui du chef-opérateur, acteur, chauffeur, photographe de plateau, porteur de café, etc.

Pour le coup, le photographe de plateau s’est trompé d’ambiance, mais qu’importe, le plan le plus difficile du film, et aussi le dernier d’icelui, est dans la boîte. Comme disait Abdellatif Kechiche en recevant son premier César, “douleur et joie jusqu’à la fin de l’existence. Lorsque la joie est là, savoure”. Je savoure.

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