Filmer Cosi fan tutte aux Pavillons-sous-Bois (18) : trouver son idiot intérieur et puis mourir

Le pauvre Julian abandonne le film en raison d’une opération et comme the show must go on, aussi impitoyable qu’Anton Walbrook dans Les chaussons rouges, je nomme Guillaume au pied levé pour reprendre le premier rôle masculin de notre épopée.

Heureusement, la facétie de Mozart et da Ponte ont mis de la joie dans notre amertume puisque nous abordons le tournant de l’histoire où les deux belîtres reviennent déguisés au collège pour vérifier si leurs copines sont aussi fidèles qu’ils le pensent.

Qu’il est bon et facile de mettre une perruque sur la tête pour partir à la recherche de son idiot intérieur, le stade ultime de la connaissance de soi dans la méthode théâtrale de Jacques Lecoq, et contenter le bon public d’une cour de collège (à Rosny où j’ai récidivé, on m’a demandé si j’avais joué dans la série Samantha. Les braves jeunes gens du 9-3 n’ont-ils jamais vu de hippie ?).

Guillaume est parfait en amoureux idiot qui réplique à la non moins excellente Roseline (Despina dans l’opéra) qui leur recommande de ne pas penser qu’à eux dans l’amour, qu’il s’endort et se réveille en pensant à sa belle. Si nous restons perchés sur d’aussi vertigineuses cimes, alors que notre joie demeure.

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