Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (9) : copains comme cochons II

Le marathon Pantin/Les Pavillons-sous-Bois/Rosny-sous-Bois est parti pour une durée de six mois sans escale, avec quelques ravitaillements jalonnés sur le parcours.

Les scènes seront tournées dans le désordre pour palier aux aléas climatiques, à l’indisponibilité de certains élèves et à ma fantasia personnelle et autocratique. Nous sommes au début du film. Le groupe des filles se dispute avant de se souder pour congédier Steeve qui vient tenter son coup. Nous sommes à dix mètres de la voie de RER E, dans un amphithéâtre grec propre à assouvir mon désir de cinéma mythologique. Dans quelques minutes, Eve sera assommée par une balle de tennis dans la cour. Elle saigne des mains en classe sans savoir pourquoi. Elle est accompagnée par la déléguée, Nicky, dans le bureau de l’infirmière. Le compte en banque est vide, mais comme disait Robert Duvall dans Apocalypse now, “I like the smell of napalm in the morning. It smells like victory.”

Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que Jean-Luc Godard qui lise L’Equipe, alors voici deux exemples de champions excellant à contre-courant de leur discipline, un blanc chez les noirs, un noir chez les blancs, où le spectateur blanc peut admirer l’athlète noir et le spectateur noir le sportif blanc, comme dans les films de Billy Wilder où l’on met des robes pour échapper à la mafia et où le stade ultime du capitalisme est le prêt d’appartement à ses boss pour obtenir de l’avancement. Si vous n’avez rien compris, ce n’est pas grave, mettez votre ceinture, ce n’est que le début.

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