Filmer Cosi fan tutte aux Pavillons-sous-Bois (10) : copains comme cochons

Il existe un rapport presque scientifique entre la barbe et les professionnels de l’image (masculins, car je n’ai jamais rencontré de femme à barbe dans le milieu, même si l’idée d’en rencontrer un jour me remplit de joie), comme s’il fallait une sorte de caresse sensuelle au moment de se dire comme le peintre : comment vais-je représenter cette belle femme offerte à mon objectif ?

La caméra, la célèbre barbe de Jean-Baptiste Gerthoffert et par manque de temps un micro qui ne pouvait pas tout faire étaient bien présents au Collège Eric Tabarly pour mener la danse de l’ouverture de Cosi fan tutte sur l’air du divin Mozart et la coquinerie du librettiste Lorenzo da Ponte, deux mots qui vont si bien ensemble pour nous parler de nos quinze ans boutonneux et curieux avant que les verrous sociaux ne se mettent en place.

Les couleurs des casiers du collège se marient avec la joie des élèves pour se chatouiller, se bousculer, se bisouiller ou se disputer en hommage à Messieurs Chaplin et Keaton. Je ne prends plus que la moitié de la classe par tranche d’une heure car ces braves jeunes gens ont un brevet à préparer s’ils veulent devenir beaux et intelligents comme moi. Et si je puis me permettre l’un de mes jeux de mots vaseux qui font la gloire de Cinéma dans la Lune de l’Allemagne au Maroc en passant par la Chine, “Wir sind aguérris, die Freude Göttes”, “nous sommes aguérris, la joie de Dieu”.

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