Folle journée 2013 (2) : Denisa Kerschova ou le sens de l’ab-sens de la musique

Puissent-elles être folles ces journées, et rendre comme c’est leur usage la puissance émotive et subversive de la musique dite classique pour la sortir du rite bourgeois dans laquelle elle a été peu à peu enfermée pour en faire le sommet du bon goût et un lieu de conservatisme contre les autres goûts.

Notre plaisir matinal lorsque le trepalium se déroule à la maison (mais on peut aussi réécouter l’émission en la téléchargeant) vient de Venez quand vous voulez, la seule émission dadaïste consacrée à la musique classique, chaque jour sur France Musique.

La journaliste Denisa Kerschova y sélectionne une série de disques autour d’un titre dont elle a seule le secret (Dans sa cuisine, ses oreilles côtoyaient la musique provenant d’un vieux poste de radio, L’empreinte de l’eau là sur le sol de la salle de bain, etc.), elle n’hésite pas à faire s’entrecroiser la grande musique (ce matin, la Sonate en la mineur de Bach par Jean-Pierre Rampal), les opérettes (La fille mal gardée de Ferdinand Herold) et la musique de film (The hours, Tess, Amour…).

Venez quand vous voulez offre le plaisir d’une voix et d’une invitation au voyage dans le plus universel des langages privés de sens. Voyagez, pèlerins, c’est le seul moyen d’arriver quelque part.

Venez quand vous voulez de Denisa Kerschova, France Musique, du lundi au vendredi de 9 heures 12 à 10 heures 56