The raid de Gareth Evans : jeu de massacre à Jakarta

The Raid : photoDu cinéma grand-guignol bien sûr, devant lequel la mâle assistance retourne dans la chambre chaude de l’enfance en applaudissant, hurlant de rire et de joie devant le courageux policier qui défait à mains nues quatre truands armés de machette, nous venge de toutes nos lâchetés, et nous offre notre quart d’heure de violence virtuelle.

Malgré un scénario bis (une équipe de policiers d’élite donne l’assaut à un immeuble pour kidnapper le chef de la mafia), le kitsch de certaines situations est tempéré par l’exotisme du décor et des personnages (Jakarta, Indonésie, pays peu représenté dans le cinéma diffusé en France, l’ouverture du film sur la prière d’un policier musulman). The raid épuise la possibilité pour un corps de se plier et de se relever. Il faut bien parler de joie au bout de chaque effort des policiers submergés par les truands chargés de leur faire la peau dans un huis-clos étouffant. La percée d’un plafond, la découverte d’une cachette ou le vol plané des corps prennent des dimensions mythologiques. Comme dans le cinéma de Jacques Demy, une telle éthique de la joie et une recherche de l’épuisement des possibilités du corps nous mènent aux cimes cinématographiques.

THE RAID : BANDE-ANNONCE VOST HD par baryla

Albert Camus, totem et tabou d’Yves Ansel, ou le retour du refoulé algérien

Dans un pays où la politique est arbitrée depuis au moins vingt ans par une famille politique dont le patriarche a torturé et tué durant la bataille d’Alger en 1957, force est de constater que la France a mal à l’Algérie, à son passé colonial.

Ce passé qui ne passe pas est particulièrement manifeste dans l’usage par une certaine intelligentsia de la plus grande figure mise en avant pour rêver d’une autre issue de la Guerre d’Algérie, Albert Camus, journaliste courageux dans sa dénonciation de la pauvreté des paysans kabyles dans les années 30 et des crimes staliniens à une époque où le PCF préférait étouffer les nouvelles de l’est, mais écrivain intouchable en France quand bien même ses romans décrivent une Algérie dépeuplée de ses populations musulmanes (Noces, L’exil et le royaume, La peste) ou ces derniers comme une meute ou des individus assoiffés de sang (dans les nouvelles La femme infidèle, L’hôte, les romans L’Etranger et Le premier homme).

Yves Ansel, de l’Université de Nantes, s’intéresse aux raisons pour lesquelles la lecture des oeuvres de Camus en France a été déformée par la manière dont ses contemporains (et non des moindres : Sartre, Blanchot, Barthes, etc.) puis lui-même, n’ont cessé d’ajouter des interprétations aux textes initiaux pour en dévoyer totalement la lecture et éluder totalement la violence du contexte colonial qui imprègne le roman.

Le chercheur ouvre son propos sur l’ouvrage brandi par les inconditionnels du Prix Nobel, Misère de la Kabylie, encore agité sous mon nez virtuel cette semaine par un godelureau qui m’ayant trouvé par la grâce des moteurs de recherche (“l’étranger de Visconti”, film désavoué par ce grand cinéaste) m’a expliqué que je ne connaissais rien à Camus et qu’en outre j’étais raciste. Yves Ansel souligne que cette série d’articles ne remet pas en cause le système colonial puisque l’écrivain se prononcera jusqu’à sa mort pour l’Algérie française : “(Misère de la Kabylie) est une série d’articles mythique. C’est pour les laudateurs de Camus l’arme absolue, celle qu’on brandit haut et fort comme un trophée à chaque fois que quelqu’un – quelqu’un qui ne peut être qu’un esprit égaré, mal avisé ou mal intentionné, et qui donc est systématiquement traité comme un esprit chagrin ou haineux, comme un “adversaire” de l’écrivain, comme un “méchant” qui intente un inqualifiable, un injustifiable mauvais “procès” au grand homme pur et sans reproche – s’avise de lire les textes, de faire remarquer, par exemple, que les Algériens et l’Algérie sont, somme toute, assez mal traités dans l’oeuvre.”

La démonstration culmine avec les excuses accumulées depuis soixante-dix ans pour expliquer le meurtre de Meursault dans L’Etranger. Meursault, comptable algérois de 30 ans, s’acoquine avec son voisin, Raymond Sintès, souteneur, qui bat l’une de ses prostituées, une “Mauresque”. Meursault fait un faux témoignage pour protéger son ami, puis lorsque celui-ci est menacé d’un couteau par le frère de la femme, un “Arabe”, Meursault l’abat d’un coup de revolver. Dès la parution du roman en 1942, Jean-Paul Sartre explique la lecture en comparant le destin de Meursault à celui de Sisyphe, figure mythologique de l’essai de Camus paru la même année, condamné par les dieux à soulever toute sa vie le même rocher.

Cette interprétation de L’Etranger par le mythe de l’absurde, à laquelle s’ajoute une préface à l’édition américaine en 1955 dans laquelle Camus fait de son héros, meurtrier tout de même, un “martyr de la vérité” condamné pour “ne pas avoir pleuré à l’enterrement de sa mère” (Camus), n’a cessé de produire ce qu’Yves Ansel appelle un “discours d’escorte” qui pervertit encore aujourd’hui toute lecture de l’oeuvre en France.

Or “le roman trahit les desseins du philosophe et ne se réduit nullement à l’histoire d’un homme “étranger à la société”, “condamné parce qu’il ne joue pas le jeu”, et “ne pleure pas à l’enterrement de sa mère”. L’enquête révèle les contradictions d’Albert Camus sur ses origines (présentant sa famille dans son roman autobiographique posthume comme originaire d’Alsace après 1870 quand bien même elle est venue de Bordeaux dans les années 1830, c’est-à-dire dès le début de la colonisation de l’Algérie) et ses multiples tentatives pour détourner les interprétations de L’Etranger de la scène du meurtre (la faute au soleil, à la mère, à l’absurde, “j’ai essayé de figurer le seul Christ que nous méritions”, etc.).

Albert Camus, totem et tabou est un ouvrage salutaire pour apprendre à lire non entre les lignes “où il n’y a que du blanc”, mais à se coltiner avec l’une des oeuvres les plus ampoulées de la littérature française, et dont les quelques critiques en France (Nathalie Sarraute) et à l’étranger (Conor Cruise O’Brien) sont étouffées par un consensus inquiétant révélateur de la difficulté qu’a notre pays construit autour du modèle de citoyen universel à penser l’autre, en l’occurrence dans l’oeuvre algérienne de Camus, l’Arabe.

Albert Camus, totem et tabou, politique de la postérité, d’Yves Ansel, Presses Universitaires de Rennes, 15 euros.

Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (32) : et puis coupez

Les élèves des Pavillons-sous-Bois m’ont accueilli les bras ouverts et offert un flacon d’Egoïste de Chanel pour me remercier d’avoir dansé nu dans un collège public. Je m’en suis passionnément aspergé, mais sans grand succès car le dernier conseil de classe a déserté les rangs de Rosny (j’en connais pourtant une qui aurait bien aimé être remerciée).

Nawel et Sophie m’ont gentiment accompagné pour les dernières minutes de mon péplum. Nawel a même lu Le petit prince (que je devrais lire quelques centaines de fois au cours des prochaines années) pour me faire plaisir.

Comme lorsqu’un pays découvre les joies de la démocratie, on peut dire que les vrais problèmes commencent maintenant, dans la solitude de l’ombre de mon ordinateur, mais chut, chut, ma petite cocotte, laisse glisser.

Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé de Bruno Podalydès, personnages en quête de film

Adieu Berthe ou l'enterrement de mémé : photo Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Noémie Lvovsky, Valérie Lemercier

Il arrive que l’on rêve que le cinéaste se soit plus intéressé à un personnage de son film qu’à un autre, et pour Adieu Berthe, davantage au joyeux croque-mort joué par le cinéaste qu’au pharmacien neurasthénique (Denis Podalydès) hésitant dans un très français marivaudage entre femme (Isabelle Candelier) et maîtresse (Valérie Lemercier).

Dans cette histoire d’amour et de mort, il est question d’un homme qui découvre que la grand-mère paternelle qu’il avait un peu oubliée fut une femme amoureuse et courageuse alors qu’il est incapable de faire le moindre choix. Les meilleurs moments sont ceux où apparaît Bruno Podalydès, associé avec Haroun (l’excellent Samir Guesmi) dans Obsécool, entreprise de pompes funèbres qui fait un carton grâce aux cercueils sur-mesure commandés via internet pour les animaux domestiques du monde entier.

Je confesse une immense sympathie pour les films de Bruno Podalydès, qui sans toucher au chef-d’oeuvre, me connaissent très bien, comme le personnage de Denis Podalydès dont le monde s’effondrait et qui retournait dans la fragilité de l’enfance dans Liberté-Oléron pour une mini-panne dans le moteur de son bateau. Alors je suis aussi cet homme qui peut confondre une urne funéraire et un thermos et qui jouerait bien de la guitare (si tant est que j’apprenne à jouer de cet instrument) aux enterrements.


ADIEU BERTHE – l’enterrement de mémé – Extrait 2 par baryla

Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (31) : A ma mère

“Il faut toujours finir qu’est-ce qu’on a commencé” disait Fritz Lang dans Le mépris, alors pourquoi pas nous ? Et puis c’était une scène importante à nos yeux puisqu’il s’agissait cette année de reprendre le chemin du collège au moment où ma mère prenait sa retraite de l’Education Nationale, et puis Yves Ansel qui fut mon enseignant de français en 3e et 4e publie prochainement Albert Camus, totem et tabou qui apporte toutes les réponses aux godelureaux qui m’écrivent régulièrement pour me dire que je n’ai rien compris au Prix Nobel, alors Champagne !

La comédienne Sophie Lafaille a gentiment repris le chemin de l’école pour interpréter la conseillère d’orientation de notre héroïne. La route m’a récemment fait croiser le sympathique Stéphan Castang venu présenter Jeunesses françaises au Festival Côté Court, où l’on voit des jeunes gens dans un dispositif Photomaton répondre à un conseiller d’orientation qui leur rappelle la loi du jeu social et appuie sur leurs illusions. Il m’eût été bien difficile d’aller dans une telle voie vu ma filiation et puis il s’agissait surtout d’écouter la jeune Emily raconter la route qu’elle a tracée grâce à ses parents et ses enseignants, de filmer la confiance qu’elle a prise dans mon beau film biscornu et puis le rideau s’approche, alors snif, snif, raconte Modesta, raconte.

Festival Côté Court (3) : Apichatpong Weerasethakul, être le la du monde

On comprend mieux ce que veut dire Godard, reprochant dans Histoire(s) du cinéma au cinéma français son manque d’ambition politique, et allant avec son sens de la provocation habituel jusqu’à souhaiter des temps plus durs pour que cette cinématographie consacre moins de temps à se contempler le nombril, lorsqu’on contemple un cinéma aussi poétique et politique que celui du cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, lauréat de la Palme d’Or pour Uncle Boonmee en 2010.

Le programme choisi par le cinéaste pour le Festival Côté Court donne le la : The Anthem, où deux femmes parlent de la liberté de leurs choix amoureux en écoutant l’hymne national sans se lever, ce qui est passible de prison en Thaïlande, Ghost of Asia réalisé avec Christelle Lheureux sur le retour de la vie par les rituels quotidiens sur une île frappée par le tsunami en 2004, A letter to uncle Boonmee, prélude à son long-métrage sur un village supplicié au nom de la guerre sans pitié menée contre les communistes par l’armée thaï et les Etats-Unis…

Le cinéaste qui considère le fait de filmer comme un “document sur la réalité humaine” privilégie les lieux chargés d’histoire (un hôtel désaffecté décor de la réminiscence des amours impossible, une île dévastée, la jungle menacée par la civilisation du béton, un village supplicié…) et la lumière naturelle pour se forcer à s’adapter au mouvement du réel. C’est dans la jungle qu’il semble dans son élément, lieu d’apparition des fantômes thaïs de son enfance et d’une cosmogonie qui réconcilie l’homme et la nature. Cinéaste musical et d’autant plus précieux qu’il est détaché des modes et de la mémoire parfois pesante de la cinéphilie occidentale, il reviendra prochainement sur les écrans avec Mekong Hotel, qui faisait partie de la sélection Un certain regard à Cannes.

Festival Côté Court de Pantin, du 6 au 16 juin 2012

Filmer L’or de leurs corps à Rosny-sous-Bois (30) : technique du montage Boléro

A la question d’une spectatrice sur les raisons du naturel des jeunes filles qui ont le courage d’aller jusqu’au bout du tournage, j’étais bien en peine de répondre sinon en louant le talent de ces jeunes non professionnelles sélectionnées avec brio pour l’aventure, par leurs enseignants.

Ce n’est qu’après coup que je me suis rendu compte qu’il me plaisait particulièrement de monter plusieurs prises d’un même plan en comptant sur la manière dont les actrices montent progressivement en gamme sur un thème donné. Cette technique que nous nommerons Boléro en souvenir du morceau de Ravel qui répétait 169 fois le même thème en ajoutant à chaque reprise un ou plusieurs instruments, est bien pratique pour accroître l’intensité d’une scène dramatique en tournant autour d’un thème unique. Les comédiennes sont justes parce qu’elles s’ajustent au fil des prises, et le fait de conserver le même extrait assorti de nuances de plusieurs prises fait participer le spectateur au travail de l’acteur.

Il faudra compter sur une ou deux semaines supplémentaires de tournage pour s’accorder sur le matériau définitif du péplum dionysien que nous tournons, mais les petites frayeurs passagères ne devraient plus entamer notre rêve de rose.

21e Festival Côté Court (2) : Fais croquer de Yassine Qnia, Tony Montana n’est pas français

Fais croquer de Yassine Qnia est un film sur le jour où l’on se rend compte que l’on ne deviendra pas Martin Scorsese parce que l’on vit en France et que ce pays n’est pas bâti sur le rêve des pionniers mais sur la tragédie grecque, la rédemption chrétienne et la révolution, et que le seul rêve qu’il reste à vivre au héros du film est de devenir un cinéaste de film d’auteur.

Fais croquer est le récit de la préparation d’un film fauché entre jeunes gens issus de l’immigration africaine, où l’épopée scorsesienne capote faute de moyens, de bons comédiens, de souplesse du réalisateur (joué par le cinéaste du film) et d’incapacité de la troupe à se mettre au travail.

Yassine Qnia a le sens de la comédie désabusée et des situations en montrant l’incapacité du réalisateur à mener à bien son projet de film alors que deux enfants sont prêts à tout pour faire la régie, lorsqu’il préfère une femme qui porte le tchador à une comédienne libérée pour le premier rôle de son polar, et que comme le personnage de Louis-Ferdinand Céline dans Mort à crédit, il ne trouve même plus la force de se masturber face au poids de son naufrage. Si le cinéma ne devait servir qu’à sortir de la dépression pour trouver le courage de se soulever de terre chaque jour, Fais croquer en serait l’un de ses plus vaillants défenseurs.

Festival Côté Court de Pantin, du 6 au 16 juin 2012

21e Festival Côté Court : Snow Canon de Mati Diop, Lolita jouit en bloc

Dans la famille des possibles qui font peur aux parents, la palme revient à la sexualité des jeunes filles. Mati Diop, émouvante interprète de 35 rhums de Claire Denis, filme comme un fantasme au sens propre du terme, un fantôme, une jeune baby-sitter anglophone (Nour Mobarak) envoûter, pour se consoler d’une rupture amoureuse, la gamine qu’elle est censée garder dans les Alpes.

Ce genre de scénario court parfois le risque de la dissertation dans un cinéma français qui réduit trop souvent l’art au droit à la différence. Mati Diop s’intéresse à ce qui à l’ère de la distance et du vide de la communication interplanétaire (Voutch dessinait : “j’ai également le plaisir d’accueillir sur le plateau de cette émission Madame Chantal Rodriguez, qui aime beaucoup la pizza. Elle nous apportera son précieux témoignage”, les gamines de Snow Canon remplissent le vide en tchatant sur le néant) est devant nous : l’hypersensualité du monde et des êtres qui nous entourent. La prophétie de Barthes (“l’origine a appartenu, l’avenir appartiendra aux sujets en qui il y a du féminin”) résonne dans ces images délicieuses.

Festival Côté Court de Pantin, du 6 au 16 juin 2012

21e Festival Côté Court de Pantin : das ist für mich

Tel l’espion allemand de La vie des autres, je peux me dire, après m’être mis à dos la moitié du cinéma français et avoir dit plutôt du bien de l’autre moitié, que je vais avoir le droit pendant cette édition de parler de mes films montrés à l’état brut (ni mixés, ni étalonnés) et d’affronter le regard critique, ce qui est la moindre des choses lorsqu’on prend parfois sa plume pour une lanterne.

Alors vous pourrez y voir L’or de leurs corps (qui contrairement à ce qui est indiqué dans le site internet du festival, n’a pas été réalisé par François Truffaut, dont je salue les filles, mais bien par moi), ou l’histoire d’Eve, 15 ans, qui saigne des mains, multiplie les poissons et marche sur l’eau dans un monde où les miracles sont terriblement suspects, et où il est si difficile de vivre en périphérie (géographique, sociale, etc.) de la ville la plus admirée du monde.

Et aussi Cosi fan tutte d’après Wolfgang A. Mozart et Lorenzo da Ponte, sur le plaisir, parfois douloureux, mais après tout on ne taille pas dans la vie sans se couper, de tomber amoureux. Ce sera l’occasion de vérifier si je m’achemine bien vers cet art de la joie (au sens où l’entendait Spinoza, le sentiment issu de la composition de notre corps avec d’autres pour accroître notre puissance d’agir et se débarrasser des passions tristes) que je revendique.

Capitaine, capitaine, qu’allez-vous voir à Côté Court ? J’aimerais voir O bien des choses en somme, Snow canon de l’émouvante interprète du plus beau film de Claire Denis, 35 rhums, Mati Diop, et Ce qu’il restera de nous du metteur en scène de théâtre et interprète étonnant d’Un monde sans femmes, Vincent Macaigne. Il y a aussi les films issus de la collection des époux Lemaître, le petit monde de Léo Lionni pour les petits et les courts du palmé à Cannes Apichatpong Weerasethakul, dont l’imaginaire correspond peut-être mieux à ce format qu’aux longueurs d’Uncle Boonmee.

L’or de leurs corps le vendredi 8 juin à 15 heures 30. 43 minutes. Avec des films de Salma Cheddadi (dont le très beau film Sweet viking est en compétition Art vidéo) et de Jacky Goldberg (dont le film In loving memory est en compétition fiction).

Cosi fan tutte, d’après Wolfgang A. Mozart et Lorenzo da Ponte, le mardi 12 juin à 15 heures 30. Avec des films de Salma Cheddadi et Véronique Hubert.

Festival Côté court de Pantin, du 6 au 16 juin 2012