Another year de Mike Leigh : tu ne sauveras point tout le monde

Another YearLa plus belle âme du monde ne sauvera pas toutes ses brebis. Mike Leigh, le cinéaste anglais des âmes damnées (le prophète barbare de Naked, le prof d’autoécole cyclothymique de Be happy, etc.), revient avec un film poignant, Another Year, dont les héros prennent à rebours tous les préjugés sur les seniors : ils ont un travail passionnant (psychologue dans une institution publique pour Madame, géomètre pour Monsieur), sont sexuellement actifs et ont énormément d’amis. Leur couple agit comme une arche de Noé pour tous les bras cassés de leur entourage : divorcés, alcooliques, hystériques, etc.

Même leur fils trentenaire ne respire pas le bonheur à draguer sa cliente dans son métier d’avocat et supporter les avances d’une collègue de sa mère. Il faut dire que le couple d’accueil agit comme un modèle éblouissant pour les autres, parfait, jusqu’à ce qu’il soit question de protéger sa famille. Mike Leigh filme en Cinémascope les visages de ses héros comme des dieux à taille humaine, avançant sur le fragile équilibre de l’humanisme et du souci de soi. Le cinéaste nous sert sur un plateau une brochette de paumés inquiétants dont il a le secret (dont le neveu du couple, un prolo bierreux odieux lors de l’enterrement de sa mère) et nous interroge sur les limites de notre altruisme, parce que certains ont pris tellement de coups qu’ils ne veulent plus relever la tête, que leur isolement leur sied, ou que le sentiment d’être aidés les humilie… Jusqu’où, filme malicieusement Mike Leigh, mon frère, es-tu prêt à tendre la main ?


ANOTHER YEAR : BANDE-ANNONCE VOST
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Jean-Michel Basquiat au MAM : qu’est-ce qu’un noir ?

http://www.france24.com/fr/files_fr/element_multimedia/image/Jean-Michel-Basquiat-Great-.jpgLa plus grande panne du cinéma français, sa grande difficulté à représenter les noirs comme des êtres humains, trouvera-t-elle une issue avec l’exposition consacrée au peintre américain Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ? Le Centre National de la Cinématographie doit-il affréter des bus pour envoyer tous les cinéastes français voir l’exposition de ce peintre issu des classes moyennes, mort prématurément à vingt-sept ans en 1988, qui fut le premier artiste noir en couverture du New York Times ?

On le sait depuis longtemps, la question des minorités visibles est le talon d’Achille de notre beau pays inventeur de la glorieuse notion de discrimination positive, aussi emballante que le racisme cool ou le viol cordial. Jean-Clément Martin dit bien que la mythologie française contemporaine s’est construite sur la Révolution française, dont la vocation universelle permet plus difficilement qu’ailleurs de se saisir de la question de l’autre, en l’occurrence pour l’œuvre de Basquiat, le noir, tel qu’il était vu ou représenté par les New-Yorkais des années 60 à 80, mais plus généralement par l’Occident.

Le peintre d’origine haïtienne et portoricaine, issu du graffiti et de la rue, s’attaque tout d’abord aux préjugés des Blancs envers sa couleur, qui persistent encore aujourd’hui, consistant à imaginer les noirs comme de bons sportifs et de bons comiques. Son Famous negro athletes, « célèbres athlètes nègres », représente des visages noirs en colère comme s’ils étaient dessinés par un enfant. L’esclavage des noirs et son invisibilité dans l’histoire des Etats-Unis occupent une bonne part de l’exposition dont le livret pourrait parler d’autre chose que du fait que l’artiste « creuse au doigt la surface du papier humide collé sur la toile ». La boxe, premier sport utilisé par les noirs pour occuper les médias, est un sujet régulier avec la représentation stylisée des plus célèbres d’entre eux : Jack Johnson, premier champion du monde de boxe noir, et surtout en rouge, Cassius Clay « Mohammed Ali », première star noire d’envergure internationale. Le jazz est également bien présent avec un hommage aux albums de Charlie Parker et Miles Davis, avant le passage des préjugés associés aux noirs à la moulinette du pop art par la collaboration éphémère, mais impressionnante, de Jean-Michel Basquiat avec Andy Warhol.

Basquiat retourne les préjugés en présentant ses personnages de la rue couronnés comme des empereurs ou déifiés dans une position christique, ou le chien d’un enfant qui joue autour d’une bouche d’incendie, auréolé comme le plus glorieux des saints.

Le plus triste dans cette colère si contemporaine est qu’elle n’occupe qu’une part mineure de l’espace public français, où les noirs continuent d’être encensés pour leurs qualités sportives, mais aussi associés aux maux qui ronges nos chefs-d’œuvre urbanistiques de banlieue. Sortir les noirs des rôles de gangster ou de jeune à capuche, sortir le cinéma du quartier latin de son côté bande ethnique blanche, voilà des enjeux majeurs pour le cinéma français de notre jeune XXIe siècle. Comme jouait Charlie Parker en 1945, Now is the time, “c’est le moment”, ou “il est grand temps”.

Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, jusqu’au 30 janvier 2011

Mardi, après noël : l’insoutenable légèreté de la séparation

A quoi reconnaît-on un couple totalement cuit ? Voilà l’obsédante question d’un nouveau film roumain qui place très haut cette cinématographie depuis qu’elle s’est dotée du même système de financement du cinéma que la France et la Corée du Sud.

Radu Muntean filme en plan séquence l’inéluctable moment du départ d’un homme à peine plus lâche qu’un autre, Paul, banquier bucarestois prospère, amoureux de la dentiste de sa fille, Raluca, qui le pousse à quitter sa femme avocate, Adriana.

Voilà un homme qui a tous les signes de la réussite sociale et du bonheur, une jolie petite fille et une femme aimante, mais dont les mensonges deviennent inquiétants. Lorsque sa femme vient assister au rendez-vous de sa fille avec la stomatologue pour la pose d’un appareil dentaire, Radu Muntean filme une tension insoutenable qui résulte d’une situation terriblement banale : le mari, la femme, la maîtresse, sans porte qui claque ni trompette. Le langage scientifique employé par Raluca pour expliquer son travail, le regard amoureux de la mère sur sa fille, la gêne du mari, tout exprime le gouffre en train de se creuser.

Chaque scène dessine l’inéluctabilité du départ : absence de réponse aux gestes de tendresse de sa femme, agressivité de la mère de Raluca à l’égard de Paul, retour en adolescence du meilleur ami de Paul, etc.

Le metteur en scène cadre dans l’arrière-plan les inégalités sociales et les retraités à la charge de leurs enfants dans un système où à Bucarest, le boulevard des Libertés a pris la place de l’ancien boulevard du Triomphe du Communisme. L’intelligence de Mardi, après noël est de nous rappeler que l’explosion tant attendue n’emmènera pas nécessairement Paul vers la voie du bonheur. Un peu plus loin des siens, un peu plus proche de lui.


MARDI APRÈS NÖEL : BANDE-ANNONCE VOST
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Memory Lane de Mikhaël Hers : “je rêve de tomber amoureuse”

Memory Lane

Il y a les histoires d’amour qui n’ont aucune chance d’avoir lieu au-delà d’un regard échangé dans la rue, les histoires d’amour qui pourraient avoir une chance dans un autre espace-temps, avec davantage de courage ou de lâcheté, et puis il y a toujours l’histoire de deux mains qui se frôlent et s’attrapent pendant qu’un autre quelque part n’est pas capable de s’occuper d’une petite fille et tout simplement de lui-même. C’est l’histoire de Memory Lane, film suspendu au-dessus du vide en banlieue ouest de Paris.

Il faut filmer la mélancolie, pas la nostalgie qui est mortifère, mais la mélancolie pour un lieu connu et reconnu au millimètre, pour le temps disparu, souvenons-nous de Pavese le nez dans le Proust, “chercher une loi qui serve à éterniser chaque rêve”. Jacky Evrard du Ciné 104 dirait que le talent de Mikhaël Hers provient notamment d’une fusion d’univers différents qui mettent à jour dans leur magnificence les moments les plus marquants de la vie : serrer une main aimée, râter un baiser, pousser un ami à ouvrir sa porte…

Alors rêvons comme Mikhaël Hers de filmer l’histoire de deux soeurs en train de perdre leur père, l’émouvant Didier Sandre, et puis deux copains du collège qui se frôlent et désirent s’emboucher et puis un autre mal peigné qui rêve simplement de faire l’amour, et enfin un dernier qui n’arrive même pas à serrer quelqu’un dans ses bras.

L’histoire du cinéma est celle d’un visage, de Peter Lorre sifflant Peer Gynt dans un film maudit à celui de Bardot parlant de son mépris et puis le jeune Léaud regardant la caméra et inventant l’adolescence. Il faudra désormais compter avec celui de la belle Dounia Sichov, la rousse du film qui regarde trop la grande tige brune du film pour ne pas désirer s’y coller un peu.

Mikhaël Hers a le sens du comique (le spectacle pathétique de deux joueurs de jocary) et de l’annonce (“Dominique est enceinte”) qui tombe comme une déclaration d’amour cachée, et aussi des maladresses comme une mère qui cherche du shit pour son malade de mari comme ailleurs dans un film qui se passait chez les Canadiens français. C’est mis en image à la frontière de Paris et des collines et parcs de l’ouest par Sébastien Buchmann, et en son par Dimitri Haulet qui s’est même sorti d’une tempête de vent. La plupart des cinéastes n’aiment pas le corps des femmes, ils aiment le rut où l’homme se soulage. Mikhaël Hers a le sens des corps lorsqu’il filme des doigts posés sur un clitoris comme un cadeau d’amour. Embouche, orgasme, ressuscite.


MEMORY LANE : BANDE-ANNONCE HD
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Machete de Roberto Rodriguez : accroche-toi aux intestins !

Machete

Woody Allen disait bien dans Manhattan que contre le parti nazi américain, il n’y avait que “la pure force physique, les briques et les battes de base-ball” qui vaillent. Alors pourquoi pas une machette contre un sénateur républicain d’extrême droite (Robert de Niro qui s’amuse), un narcotrafiquant (Steven Seagal dans son moins mauvais rôle) et leurs sbires ? Du cinéma fasciste, de gauche diront certains, mais fasciste quand même.

Le jeu de massacre habituel de Roberto Rodriguez prend le prétexte d’une série Z à la manière des derniers films de son copain Tarantino pour nous faire croire à l’enquête menée par une policière des frontières ambitieuses (Jessica Alba) chargée de démanteler le trafic mené par la mystérieuse She (Michelle Rodriguez) entre le Mexique et les Etats-Unis, sur fond de surenchère anti-immigrants et de vengeance personnelle par le Machete du titre, l’impressionnant Danny Trejo, cousin du réalisateur au visage proprement taillé à la cerpe et qui manie avec autant de talent dans le film les outils tranchants et sa langue que toutes les femmes rêvent d’embrasser, et qui lui offre une réplique culte : “Machete don’t texte” (“Machete envoie pas de textos”).

Tout cela est aussi convaincant que si j’avais gagné le cinquième match des Bleus pour la finale de la Coupe Davis à Belgrade. Mais après tout personne ne paie pour me voir jouer au tennis, et puis Jessica Alba, Michelle Rodriguez et les autres jeunes femmes souriantes du film ont de plus jolies fesses que les miennes. En plus, il ne faut pas bouder le plaisir de voir des ordures souffrir sur un écran et enrichir le catalogue des manières de mourir, tiré par un intestin utilisé comme une corde ou aveuglé à coup de double talon aiguille. Dans les jeux du cirque modernes, le sang ressemble si souvent à du chocolat fondu que si Roberto Rodriguez n’est pas un cinéaste métaphysique, du moins est-il un grand pâtissier.

 


MACHETE : BANDE-ANNONCE 2 VOST HD
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Prix Cinéma dans la lune 2010 : Kechiche, Polanski, Quillévéré, Marcello…

Vénus noire

Les prix qui célèbrent comme chaque année, et pour la première fois en 2010, le cinéma de l’utopie, ont été décernés cette nuit par les rédacteurs de Cinéma dans la Lune réunis au complet pour une séance d’anthologie qui s’est terminée aux aurores :

Prix du meilleur film : Vénus Noire d’Abdellatif Kechiche. 2010, année du retour du refoulé colonial avec cette Vénus incandescente, plongée au coeur de la construction des théories raciales dans la France scientiste du jeune XIXe siècle, mise en scène du spectacle, vertige de la mise en scène qui ne laisse aucun répit au spectateur avec son système de deux caméras. Kechiche, Le grand cinéaste moderne.

Prix du meilleur premier film : Un poison violent de Katell Quillévéré. Une jeune bretonne doute de sa foi lorsqu’elle comprend qu’elle préfère les jeunes gens au corps du Christ. Une déclaration d’amour à la pluie bretonne, un éloge de l’érotisme et du doute. Nous admirons.

Prix de la meilleure comédienne :Yoon Yung-He dans Poetry de Lee Chang-Don, belle vieille dame qui part peu à peu dans cette terrible maladie des temps modernes qu’est Alzheimer, tout en parcourant le chemin de la honte et de la vérité avec son petit-fils violeur. Le film annuel qui nous fait demander la nationalité coréenne.

Prix du meilleur comédien : Sami Bouajila dans Hors-la-loi de Rachid Bouchareb. Effrayant et envoûtant en militant algérien du FLN enfermé dans sa violence en réponse à celle du colonialisme (mention spéciale à Olivier Gourmet pour son “en France tout le monde s’en fout” dans Vénus noire).

Prix du meilleur scénario : Robert Harris et Roman Polanski pour Ghost writer. Ambiance hitchcockienne pour thriller paranoïaque, réponse du berger à la bergère, plongée dans les mensonges de Tony Blair et le cirque de la diplomatie américaine confirmé depuis par Wikileaks. Un bijou.

Prix du meilleur documentaire : La bocca del lupo de Piero Marcell, histoire d’amour magnifique entre un prolétaire italien qui a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux et un transsexuel. Poétique, politique, italien, dantesque.

Prix de la meilleure photographie : Roger Deakins pour A serious man des frères Coen. Nous nous demandons toujours si le film est inspiré d’une couverture du magazine The New Yorker dessinée par Sempé montrant un mathématicien débordé par son grand tableau noir. La photographie de Roger Deakins caresse les personnages avec ses tons sépias dans la petite communauté hypocrite et attachante des juifs du Midwest américain. Viva les Coen !

Prix du meilleur son : Emanuele Vernillo pour La bocca del lupo de Piero Marcello, ou les sons du Gênes populaire comme si vous y étiez, mêlés des musiques de Gainsbourg et de Büxtehude.

Prix de la meilleure musique : Alexandre Desplat pour Ghost Writer de Polanski. Un hautbois à faire tomber par terre, la trompette traditionnelle des BO de Maître Desplat, des airs inquiétants et envoûtants comme on n’en avait pas entendus depuis la grande époque de Bernard Hermann pour Hitchcock.

Prix du meilleur montage : Patricio Guzman pour son film Nostalgie de la lumière, association d’un crâne humain et de la lune pour souligner que notre calcium est le même que celui des étoiles, association dans le même désert chilien de la quête des veuves pour les disparus de la dictature de Pinochet, de la quête des astrologues pour l’origine de l’univers, et des historiens à la recherche des traces des Amérindiens. Cinéma, piété de la mémoire poétique.

Prix du meilleur décor : Larry Dias pour Inception de Nolan, un couloir d’hôtel retourné dans tous les sens pendant que Joseph Gordon-Levitt se bat contre les projections envoyées pour protéger le subconscient d’un milliardaire. Nous, la toupie on s’en fout, mais Borges à Hollywood on aime.

Prix des meilleurs costumes : Janet Patterson pour Bright star de Jane Campion. Les plus belles robes que l’on ait vu depuis In the mood for love il y a dix ans.

Prix des meilleurs effets spéciaux : Chris Courbould, superviseur des effets spéciaux pour Inception de Nolan. Les immeubles haussmaniens de Paris retournés comme une crêpe devant Di Caprio et Ellen Page qui trouvent ça normal, vision magique que seul le cinéma peut offrir. Seul le cinéma.

Prix du meilleur court-métrage : Don’t touch me please de Shanti Masud. Une jalousie mesquine et une rigidité thématique (Shanti Masud dirait rigide, donc française) nous avait fait parler avec un brin de condescendance de ce film obsédant (ah, le terrible goût pour le bon mot de la critique française). Shanti Masud filme en 8 MM à l’époque où la plupart des cinéastes ne parlent plus qu’en listes de 1 et 0. Don’t touch me please est le film majeur sur le thème ultramoderne de l’intouchabilité. Le dernier couple de la série apparaît comme une promesse d’avenir. Comme chantait T.S. Eliot en conclusion de La terre vaine, Shanti, Shanti, Shanti.


Teaser VENUS NOIRE
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Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud : se baigner dans la folie

Pieds nus sur les limaces

La civilisation du vêtement, dans laquelle le plus grand exploit consiste à chasser discrètement un pet sur le canapé de vos convives, a cela de triste qu’elle s’achèvera en une explosion de tout ce qu’elle aura contenu pendant des siècles.

L’intelligence de Fabienne Berthaud est de nous servir sur un plateau deux grandes comédiennes archi-connues, les belles belles Diane Krüger et Ludivine Sagnier, dans les rôles si rares au cinéma de soeurs, alors que les films de frères sont un genre en soi.

Lily (Ludivine Sagnier) donc, légèrement handicapée mentale, se retrouve seule dans l’immense ferme familiale le jour où sa mère meurt. Sa soeur parfaite et parisienne (Diane Krüger) déplisse petit à petit les rides de son front en s’occupant de sa soeur qui occupe tellement de place qu’elle ne laisse d’autre choix que de suivre sa pente douce et son grain de folie.

Quel plaisir en une année qui nous offrit tant de jeunes femmes paumées que de voir une cousine de la Bess de Breaking the waves, un ange blond qui dit sa vérité aux humains en léchant ceux dont le chien la lécha (relire plusieurs fois si besoin), en jetant à la face de ses convives qu’ils sont malheureux en couple, et en offrant ses seins aux garçons boutonneux du village.

Le plaisir intense procuré par cette ballade champêtre au message finalement convenu (le bonheur est dans le pré) tient entièrement à celui des deux comédiennes rieuses, joueuses et tendres avec leur rôle, sans fard ni maquillage, sous la belle lumière de Nathalie Durand. On imagine en entendant Ludivind Sagnier dire à un roux nigaud qu’elle veut du plaisir toute la quête de désir féminin que nous promet le cinéma au XXIe siècle. Action !


Pieds nus sur les limaces – Bande Annonce
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