Gardiens de l’ordre de Nicolas Boukhrief : gardiens de la paix pour société au bord de la crise de nerfs

Gardiens de l'ordre

C’est l’histoire de deux pauvres gardiens de la paix chargés de tenir le couvercle de la cocotte-minute d’un monde où les présidents tentent de placer leur fils aux plus hautes fonctions et où les députés réussissent à étouffer les scandales sur leur entourage.

Le convoyeur provoquait le malaise avec un certain Albert Dupontel, dont nous ne parlons pas toujours dans ce blog, en convoyeur de fonds en quête de vengeance. Gardiens de l’ordre réunit l’ex-compère d’Omar, Fred Testot, en policier violent et camé, et Cécile de France, qui crève l’écran et la scène depuis que nous eûmes la chance de la découvrir sur les planches du Théâtre du Point du Jour à Lyon, qui à l’époque n’a rien compris à l’envol de la belle.

Alors nos deux policiers sont mis à pied pour avoir tiré sur le fils d’un député, et ils remontent comme des grands la filière de ces amphétamines d’un nouveau genre, les Sphinx, qui provoquent une très grande violence chez leurs usagers. Tous les moyens sont bons pour mener leur enquête parallèle : détournement d’appartement saisis, vol de came, d’argent pour en acheter et se faire passer pour des trafiquants, etc. C’est bien ce changement de monde, et la découverte de la sensualité de ces deux paumés qui nous intéressent : regarde ces deux anges déchus se frôler et prendre plaisir à jouer au couple.

Gardiens de l’ordre est le film d’un autodidacte dans le monde très consanguin du cinéma, un film en colère, le poing levé, filmé au ras des tours de La Défense contre les rapports de force qui minent la démocratie.

La vie d’Albert Dupontel adaptée au cinéma

En l’absence d’actualité cinématographique passionnante cette semaine, nous publions la dépêche suivante de Fisher King Production sur le projet d’adaptation de la vie du comédien et réalisateur Albert Dupontel au cinéma.

Le producteur Pierre Millet explique que ce projet est motivé par “le goût du public pour les biopics ou les vies de personnages célèbres au cinéma. Le biopic sur Edith Piaf a attiré plus de 5 millions de spectateurs en France, celui sur Gainsbourg 1 million et celui sur Nelson Mandela 3 millions. Cependant, les vivants sont plus connus que les morts, alors nous avons décidé d’être les premiers à adapter la vie d’une personnalité célèbre de son vivant.”

Le projet devrait être confié à un spécialiste des films publicitaires dont l’identité n’a pas encore été dévoilée, mais nous connaissons déjà l’identité de l’heureux chanceux qui interprétera le comédien, Thomas Reverdy (photo), qui nous fait part de son émotion  après des années de figuration :”Remporter un casting, c’est un peu comme gagner au loto. Je suis très fier d’interpréter ce grand caméléon. Marion Cotillard a obtenu l’Oscar pour Edith Piaf, sans rêver d’un tel parcours, j’espère bien que ce rôle me permettra de prouver que l’on peut être ridicule avec dignité.”

Pierre Millet revient sur les raisons qui l’ont conduit à adapter la vie de ce personnage éclectique et néanmoins attachant : “Le parcours d’Albert Dupontel respecte la règle du biopic :  galère, succès, rédemption. Le film commencera par l’abandon de ses études de médecine pour le théâtre et les soirs où il se nourrissait d’un peu de dentifrice sur du pain, puis la rencontre déterminante avec Patrick Sébastien, le succès du sketch Rambo, la polémique autour de son premier film, et son amitié avec des cinéastes anglais, bien qu’ils mangent de la gelée de menthe.” Voilà un projet qui met l’eau à la bouche.