L’arbre et la forêt de Ducastel/Martineau : la famille face à la haine

L'Arbre et la forêt

Pourquoi chaque famille est-elle un tel noeud de frustrations, de jalousie et dans les cas les plus extrêmes, de haine ? Le sujet a été tellement fréquenté par la psychologie au XXe siècle que toute oeuvre qui aborde à son rivage prend le risque de s’y frotter. Ce défaut n’épargne pas L’arbre et la forêt, mais on aurait tort de se priver pour si peu d’un film où l’on n’a jamais vu Guy Marchand aussi émouvant. Il est aussi presque interdit de manquer un film avec la belle Françoise Fabian, et heureux de retrouver les acteurs qui ont donné le meilleur du cinéma de Jean-Claude Brisseau : François Negret dans De bruit et de fureur et Sabrina Seyvecou dans Choses secrètes (ajoutez Yannick Rénier et Catherine Mouchet croyez-moi, un tel casting, ça rend jaloux).

C’est donc l’histoire d’un homme au crépuscule, terrorisé par la moindre menace comme tous ceux qui ont pris trop de coups, banni de l’enterrement de son fils qui n’acceptait pas sa différence. Le cinéma français de chambre n’existerait pas sans la musique classique, et c’est Wagner qui s’y colle, que Frédérick/Guy Marchand écoute en boucle et très fort pour “ne pas le laisser aux nazis”.

Le fils cadet (François Negret) reproche violemment à son père de n’avoir pas été présent à l’enterrement et la boîte de Pandore s’ouvre sur le défunt malaimé, intolérant, et le secret qui a condamné Frédérick à l’enfermement pendant la guerre, puis à la clandestinité. La confession de Guy Marchand est un grand moment de cinéma, et si la suite s’avère parfois didactique, le film vaut surtout pour ce sens des regards, de Françoise Fabian pour l’homme qu’elle aime, de Frédérick/Guy Marchand qui cache parfois difficilement ses préférences, de Yannick Rénier pour sa compagne bouleversée par la révélation, etc.

Il faut se réjouir de la sortie de ces films qui explorent la mémoire des individus persécutés pendant la seconde guerre mondiale parce qu’ils étaient juifs, tsiganes ou homosexuels, ou pendant la guerre d’Algérie parce qu’ils étaient musulmans (encore que ces derniers, comme l’écrit si bien Jonathan Littell dans Les Bienveillantes, ne doivent pas émouvoir grand monde car on n’en parle pas beaucoup). C’est bien là le devoir d’une société saine : promouvoir l’expérience de l’autre.

Fritz Lang et les pulsions de meurtre à l’Action Ecoles

M le Maudit

Une étude menée aux Etats-Unis a révélé qu’il y avait moins d’incidents les vendredis soirs où sortaient des films d’horreur. L’anecdote aurait amusé le grand Fritz Lang (1890-1976), qui a bien tutoyé l’horreur pour avoir été toute sa vie accusé de la mort de sa femme retrouvée morte d’une balle dans la poitrine alors qu’il fréquentait sa maîtresse, Thea von Harbou, qui allait quant à elle devenir l’une des scénaristes les plus en vue du cinéma nazi.

Voilà un homme hanté par la violence et la culpabilité qui s’enfuit d’Allemagne en 1933 après que Goebbels lui ait proposé de prendre les rênes du cinéma allemand. A la remarque de Fritz Lang indiquant que les parents de sa mère étaient juifs, le Ministre de la Propagande aurait répondu “C’est moi qui décide qui est juif dans ce pays.”

Voilà Fury, ou la tentative de lynchage d’un homme ordinaire (Spencer Tracy) par la foule d’une petite ville américaine qui le prend pour un kidnappeur, puis la vengeance de cet homme qui se cache pour faire pendre ses agresseurs.

Voilà M le Maudit (photo), une métaphore de la montée du nazisme en Allemagne, où une ville entière se ligue contre un assassin d’enfant rongé par ses pulsions (incroyable Peter Lorre).

Voici La cinquième victime, où un jeune patron de presse ambitieux met en concurrence trois journalistes pour le poste de rédacteur en chef en offrant le poste à celui qui trouvera l’assassin qui sévit en ville.

Voici le très fétichiste Le secret derrière la porte, où Joan Bennett superbement éclairée par l’un des plus grands opérateurs américains, Stanley Cortez, épouse un homme bizare qui reproduit des scènes de crime dans sa maison.

Voilà Les bourreaux meurent aussi, où Fritz Lang et son scénariste Bertolt Brecht se vengent en 1943 des nazis qui les ont rendus apatrides et mettent l’Europe à feu et à sang dans une histoire remarquablement menée de résistance dans Prague occupée par les nazis.

Fritz Lang, ou l’homme qui a révélé que le cinéma était le seul endroit, avec le sport et aujourd’hui les jeux vidéo, où pouvait s’exprimer légalement la violence.

Action Ecoles, 23 rue des Ecoles, 75005 Paris,

Fury, le mardi 2 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

M Le Maudit, mercredi 3 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

La cinquième victime, le 4 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Désirs humains, le 5 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Le démon s’éveille la nuit, le 6 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Le secret derrière la porte, le 7 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Les bourreaux meurent aussi, le 8 mars, 14 h, 16 h 30, 19 h, 21 h 30

Le testament du docteur Mabuse, le 9 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22

M le Maudit
Une étude menée aux Etats-Unis a révélé qu’il y avait moins d’incidents les vendredis soirs où sortaient des films d’horreur. L’anecdote aurait amusé le grand Fritz Lang (1890-1976), qui a bien tutoyé l’horreur pour avoir été toute sa vie accusé de la mort de sa femme retrouvée morte d’une balle dans la poitrine alors qu’il fréquentait sa maîtresse, Thea von Harbou, qui allait quant à elle devenir l’une des scénaristes les plus en vue du cinéma nazi.
Voilà un homme hanté par la violence et la culpabilité qui s’enfuit  d’Allemagne en 1933 après que Goebbels lui ait proposé de prendre les rênes du cinéma allemand. A la remarque de Fritz Lang indiquant que les parents de sa mère étaient juifs, le Ministre de la Propagande aurait répondu  “C’est moi qui décide qui est juif dans ce pays.”
Voilà Fury, ou la tentative de lynchage d’un homme ordinaire (Spencer Tracy) par la foule d’une petite ville américaine qui le prend pour un kidnappeur, puis la vengeance de cet homme qui se cache pour faire pendre ses agresseurs.
Voilà M le Maudit (photo), une métaphore de la montée du nazisme en Allemagne, où une ville entière se ligue contre un assassin d’enfant rongé par ses pulsions (incroyable Peter Lorre).
Voici La cinquième victime, où un jeune patron de presse ambitieux met en concurrence trois journalistes pour le poste de rédacteur en chef en offrant le poste à celui qui trouvera l’assassin qui sévit en ville.
Voici le très fétichiste Le secret derrière la porte, où Joan Bennett superbement éclairée par l’un des plus grands opérateurs américains, Stanley Cortez, épouse un homme bizare qui reproduit des scènes de crime dans sa maison.
Voilà Les bourreaux meurent aussi, où Fritz Lang et son scénariste Bertolt Brecht se vengent en 1943 des nazis qui les ont rendus apatrides et mettent l’Europe à feu et à sang dans une histoire remarquablement menée de résistance dans Prague occupée par les nazis.
Fritz Lang, ou l’homme qui a révélé que le cinéma était le seul endroit, avec le sport et aujourd’hui les jeux vidéo, où pouvait s’exprimer légalement la violence.
Action Ecoles, 23 rue des Ecoles, 75005 Paris,
Fury, le mardi 2 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
M Le Maudit, mercredi 3 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
La cinquième victime, le 4 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
Désirs humains, le 5 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
Le démon s’éveille la nuit, le 6 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
Le secret derrière la porte, le 7 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h
Les bourreaux meurent aussi, le 8 mars, 14 h, 16 h 30, 19 h, 21 h 30
Le testament du docteur Mabuse, le 9 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22

M le Maudit

Une étude menée aux Etats-Unis a révélé qu’il y avait moins d’incidents les vendredis soirs où sortaient des films d’horreur. L’anecdote aurait amusé le grand Fritz Lang (1890-1976), qui a bien tutoyé l’horreur pour avoir été toute sa vie accusé de la mort de sa femme retrouvée morte d’une balle dans la poitrine alors qu’il fréquentait sa maîtresse, Thea von Harbou, qui allait quant à elle devenir l’une des scénaristes les plus en vue du cinéma nazi.

Voilà un homme hanté par la violence et la culpabilité qui s’enfuit d’Allemagne en 1933 après que Goebbels lui ait proposé de prendre les rênes du cinéma allemand. A la remarque de Fritz Lang indiquant que les parents de sa mère étaient juifs, le Ministre de la Propagande aurait répondu “C’est moi qui décide qui est juif dans ce pays.”

Voilà Fury, ou la tentative de lynchage d’un homme ordinaire (Spencer Tracy) par la foule d’une petite ville américaine qui le prend pour un kidnappeur, puis la vengeance de cet homme qui se cache pour faire pendre ses agresseurs.

Voilà M le Maudit (photo), une métaphore de la montée du nazisme en Allemagne, où une ville entière se ligue contre un assassin d’enfant rongé par ses pulsions (incroyable Peter Lorre).

Voici La cinquième victime, où un jeune patron de presse ambitieux met en concurrence trois journalistes pour le poste de rédacteur en chef en offrant le poste à celui qui trouvera l’assassin qui sévit en ville.

Voici le très fétichiste Le secret derrière la porte, où Joan Bennett superbement éclairée par l’un des plus grands opérateurs américains, Stanley Cortez, épouse un homme bizare qui reproduit des scènes de crime dans sa maison.

Voilà Les bourreaux meurent aussi, où Fritz Lang et son scénariste Bertolt Brecht se vengent en 1943 des nazis qui les ont rendus apatrides et mettent l’Europe à feu et à sang dans une histoire remarquablement menée de résistance dans Prague occupée par les nazis.

Fritz Lang, ou l’homme qui a révélé que le cinéma était le seul endroit, avec le sport et aujourd’hui les jeux vidéo, où pouvait s’exprimer légalement la violence.

Action Ecoles, 23 rue des Ecoles, 75005 Paris,

Fury, le mardi 2 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

M Le Maudit, mercredi 3 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

La cinquième victime, le 4 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Désirs humains, le 5 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Le démon s’éveille la nuit, le 6 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Le secret derrière la porte, le 7 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22 h

Les bourreaux meurent aussi, le 8 mars, 14 h, 16 h 30, 19 h, 21 h 30

Le testament du docteur Mabuse, le 9 mars, 14 h, 16 h, 18 h, 20 h, 22